Outil gratuit

Calculateur de plus-value immobilière

L'impôt que prélèvera le notaire, et ce qu'il vous restera vraiment : frais d'agence, diagnostics, frais de notaire, travaux, aménagements, intérêts et assurance du crédit, tout est compté.

Votre vente

Renseignez les montants réels : le simulateur retient automatiquement, pour chaque poste, la solution la plus favorable entre vos frais réels et les forfaits fiscaux.

1La vente
€

Prix net vendeur inscrit dans l'acte, hors mobilier.

€

Uniquement s'ils sont à votre charge (mandat « honoraires vendeur »). Déductibles du prix de vente.

€

Si vous les avez payés vous-même et non l'agence. Déductibles du prix de vente.

€

Facturés par le notaire si un crédit garanti par hypothèque est remboursé à la vente. Déductibles.

2L'achat
€

Prix payé à l'époque, hors frais, tel qu'il figure dans l'acte.

Frais d'acquisition

€

Droits de mutation et émoluments réellement payés. Comparé automatiquement au forfait de 7,5 %.

€

Seulement s'ils étaient à votre charge et non inclus dans le prix d'acquisition.

€

Construction, agrandissement, amélioration réalisés par des entreprises (factures). Comparé automatiquement au forfait de 15 % après 5 ans.

€

Cuisine, dressing, peinture, décoration laissés à l'acheteur : non déductibles fiscalement, mais ils pèsent sur votre gain réel.

3Le crédit
€

Total des intérêts versés depuis l'achat (tableau d'amortissement). Non déductibles fiscalement.

€

Total des cotisations versées depuis l'achat. Non déductible fiscalement.

Besoin des montants ? Le calculateur de mensualités donne les intérêts et l'assurance cumulés année par année.

Impôt sur la plus-value à régler chez le notaire

11 754 €

Soit 27,66 % de la plus-value brute : 5 168 € d'impôt sur le revenu, 6 586 € de prélèvements sociaux.

Plus-value brute

42 500 €

base fiscale

Durée de détention

11 ans

abattements : 36 % IR, 9,9 % PS

Net vendeur après impôt

275 746 €

prix − frais de vente − impôt

Ce que vous avez réellement gagné

16 746 €

Prix de vente 300 000 € − débours 271 500 € − impôt 11 754 €. Le fisc, lui, retient une plus-value de 42 500 € : il ignore 24 000 € d'aménagements, d'intérêts et d'assurance mais vous accorde des forfaits plus généreux que vos frais réels.

Prix d'achat : 200 000 €200 000 €Frais d'achat : 15 000 €Travaux et aménagements : 25 000 €Crédit (intérêts + assurance) : 19 000 €Frais de vente : 12 500 €Impôt sur la plus-value : 11 754 €Gain net : 16 746 €
  • Prix d'achat : 200 000 €
  • Frais d'achat : 15 000 €
  • Travaux et aménagements : 25 000 €
  • Crédit (intérêts + assurance) : 19 000 €
  • Frais de vente : 12 500 €
  • Impôt sur la plus-value : 11 754 €
  • Gain net : 16 746 €
Calcul fiscalImpôt sur le revenu (19 %)Prélèvements sociaux (17,2 %)
Prix de cession net (prix − frais de vente)287 500 €287 500 €
Prix d'acquisition majoré (prix + frais + travaux)245 000 €245 000 €
Plus-value brute42 500 €42 500 €
Abattement pour durée de détention (11 ans)− 36 %− 9,9 %
Plus-value imposable27 200 €38 293 €
Taux19 %17,2 %
Impôt5 168 €6 586 €
Total à payer11 754 €

Frais d'acquisition retenus : 15 000 € (frais réels, plus favorables que le forfait de 7,5 % = 15 000 €). Travaux retenus : 30 000 € (forfait de 15 % du prix, plus favorable que vos 20 000 € de travaux justifiés).

Et si vous vendiez plus tard ? Impôt selon la durée de détentionà prix et frais constants
0 €5 k€10 k€15 k€20 k€0 ans5 ans10 ans15 ans20 ans25 ans30 ans

Estimation pour un particulier résident fiscal français vendant un bien bâti acquis à titre onéreux, hors abattements exceptionnels (zones tendues, démolition-reconstruction) et hors cas d'exonération particuliers (première cession avec remploi, retraités et invalides modestes, prix inférieur à 15 000 €, expropriation). Le notaire établit la déclaration 2048-IMM qui fait foi : ce simulateur n'est pas un conseil fiscal.

Vendre un bien plus cher qu'on ne l'a acheté ne signifie pas gagner la différence. Entre les deux s'intercalent les frais d'achat et de vente, les travaux, le coût du crédit et, pour tout ce qui n'est pas la résidence principale, un impôt de 36,2 % sur la plus-value, dégressif avec le temps. Ce guide détaille le calcul fiscal étape par étape, puis ce qui distingue la plus-value du fisc de l'argent réellement gagné.

Plus-value fiscale et gain réel : deux calculs différents

La plus-value fiscale obéit aux articles 150 U et suivants du Code général des impôts : des règles précises fixent ce qui s'ajoute au prix d'achat, ce qui se retranche du prix de vente, et des forfaits avantageux remplacent souvent les frais réels. Le gain réel, lui, se calcule avec votre relevé de compte : tout ce que vous avez décaissé pour ce bien, du premier euro de frais de notaire à la dernière cotisation d'assurance, contre ce que vous encaissez net d'impôt. Le simulateur affiche les deux, parce que l'un décide de l'impôt et l'autre de la pertinence de l'opération.

Étape 1 : le prix de cession corrigé

Le point de départ est le prix stipulé dans l'acte de vente, hors mobilier (un mobilier listé et valorisé dans l'acte échappe à la plus-value et aux droits de mutation). On en retranche, sur justificatifs, les frais supportés par le vendeur :

  • les honoraires d'agence lorsqu'ils sont à la charge du vendeur (mandat « honoraires vendeur » ou prix affiché « FAI » payé par le vendeur) ;
  • les diagnostics obligatoires (DPE, amiante, plomb, termites, électricité, gaz, risques), s'ils ne sont pas pris en charge par l'agence ;
  • les frais de mainlevée d'hypothèque et l'indemnité d'éviction versée à un locataire.

Une vente à 300 000 € avec 12 000 € d'honoraires vendeur et 500 € de diagnostics donne un prix de cession corrigé de 287 500 €.

Étape 2 : le prix d'acquisition majoré

Le prix d'achat figurant dans l'acte est augmenté des frais d'acquisition et des travaux, chacun pouvant être retenu pour son montant réel ou pour un forfait.

Les frais d'acquisition : réels ou forfait de 7,5 %

Les frais réels comprennent les frais de notaire (droits d'enregistrement, taxe de publicité foncière, émoluments) et les honoraires d'agence payés par l'acquéreur s'ils n'étaient pas déjà compris dans le prix. À défaut de justificatifs, ou si c'est plus favorable, un forfait de 7,5 % du prix d'achat s'applique. Pour un bien acheté 200 000 €, le forfait vaut 15 000 € : un acquéreur dans l'ancien ayant payé 15 500 € de frais a intérêt aux frais réels, un acquéreur dans le neuf (frais réduits à 2-3 %) au forfait. Le forfait n'existe pas pour les biens reçus par donation ou succession.

Les travaux : réels ou forfait de 15 %

Sont déductibles les dépenses de construction, reconstruction, agrandissement et amélioration réalisées par des entreprises et justifiées par des factures, à l'exclusion des travaux d'entretien et de réparation, des matériaux posés soi-même et des dépenses déjà déduites de revenus fonciers. Lorsque le bien est détenu depuis plus de cinq ans, un forfait de 15 % du prix d'achat peut être retenu, sans justificatif et même si aucun travail n'a été réalisé. Les deux ne se cumulent pas. Avec 200 000 € d'achat, le forfait vaut 30 000 € : il l'emporte sur 20 000 € de factures.

Les frais de voirie, réseaux et distribution imposés par les collectivités s'ajoutent également (rare pour un appartement, fréquent pour une maison en lotissement).

Étape 3 : les abattements pour durée de détention

La plus-value brute (prix de cession corrigé − prix d'acquisition majoré) est réduite d'un abattement qui dépend du nombre d'années pleines écoulées depuis l'achat, de date à date. Les deux impositions suivent des barèmes différents :

Durée de détentionAbattement impôt sur le revenuAbattement prélèvements sociaux
Moins de 6 ans0 %0 %
De la 6e à la 21e année6 % par an1,65 % par an
22e année4 % (total 100 %)1,6 % (total 28 %)
De la 23e à la 30e annéeexonéré9 % par an
Au-delà de 30 ansexonéréexonéré

Quelques repères : 10 ans de détention donnent 30 % d'abattement sur l'impôt et 8,25 % sur les prélèvements sociaux ; 15 ans, 60 % et 16,5 % ; 20 ans, 90 % et 24,75 %. L'asymétrie est volontaire : les prélèvements sociaux restent presque entiers pendant vingt ans. Le graphique du simulateur montre l'impôt total pour chaque année de détention jusqu'à 30 ans.

Étape 4 : l'impôt, les prélèvements sociaux et la surtaxe

  • Impôt sur le revenu : 19 % de la plus-value après abattement « IR ».
  • Prélèvements sociaux : 17,2 % de la plus-value après abattement « PS ».
  • Surtaxe sur les plus-values élevées : lorsque la plus-value imposable à l'impôt sur le revenu dépasse 50 000 €, une taxe additionnelle de 2 % (de 50 001 à 100 000 €) à 6 % (au-delà de 260 000 €) s'applique, avec un mécanisme de lissage sur les premiers 10 000 € de chaque tranche. Elle s'apprécie par vendeur : un couple marié vendant un bien commun en est redevable si sa part dépasse 50 000 €.

Exemple : appartement acheté 200 000 € il y a 11 ans, revendu 300 000 € avec 12 000 € d'honoraires vendeur et 500 € de diagnostics. Prix de cession corrigé 287 500 € ; prix d'acquisition majoré 200 000 + 15 000 (forfait 7,5 %) + 30 000 (forfait 15 %) = 245 000 € ; plus-value brute 42 500 €. Abattements de 36 % (IR) et 9,9 % (PS) : impôt sur le revenu 19 % × 27 200 € = 5 168 €, prélèvements sociaux 17,2 % × 38 293 € = 6 586 €, soit 11 754 € prélevés par le notaire.

Les cas d'exonération

  • La résidence principale, occupée effectivement au jour de la vente (ou jusqu'à la mise en vente, avec cession dans un délai normal), ainsi que ses dépendances vendues en même temps.
  • La première cession d'un logement autre que la résidence principale, si vous n'avez pas été propriétaire de votre résidence principale dans les quatre années précédentes et que vous remployez le prix dans l'achat de votre résidence principale sous 24 mois (exonération au prorata du remploi).
  • Plus de 30 ans de détention.
  • Un prix de vente inférieur ou égal à 15 000 € (par bien et par vendeur).
  • Les retraités et invalides modestes (revenu fiscal de référence sous un plafond, sans IFI), et les personnes en maison de retraite ou en établissement de soins vendant leur ancienne résidence principale dans les deux ans.
  • Les expropriations avec remploi de l'indemnité, et les cessions à un organisme de logement social.
  • Des abattements exceptionnels temporaires (60 % à 85 %) pour les ventes en zone tendue destinées à la construction de logements collectifs, sous conditions de délais et d'engagement de l'acquéreur.

Le gain réel : ce que le fisc ne compte pas

Le calcul fiscal ignore plusieurs dépenses pourtant bien réelles, et le simulateur les réintègre pour afficher votre gain net :

  • Les aménagements et la décoration cédés avec le bien : cuisine équipée, dressing, parquet posé soi-même, peintures, stores. Ils ont coûté, ils restent à l'acheteur, mais seuls les travaux d'amélioration facturés par une entreprise sont déductibles.
  • Les intérêts du crédit et l'assurance emprunteur : sur 200 000 € empruntés à 3,3 % sur 20 ans, les intérêts dépassent 3 000 € par an les premières années. Le calculateur de mensualités donne le cumul exact année par année.
  • Les frais que vous n'avez pas réglés vous-même ne comptent nulle part : un diagnostic offert par l'agence ne se déduit pas.

À l'inverse, les forfaits de 7,5 % et 15 % peuvent dépasser vos dépenses réelles : la plus-value fiscale est alors plus faible que la plus-value économique, et l'impôt s'en trouve allégé. Dans l'exemple ci-dessus, le vendeur a réellement décaissé 15 000 € de frais de notaire et 20 000 € de travaux, mais le fisc lui accorde 45 000 €.

Enfin, le gain réel s'apprécie aussi en euros constants : 100 000 € de plus-value sur quinze ans représentent moins qu'il n'y paraît une fois l'inflation déduite. Notre simulateur d'inflation convertit le prix d'achat en euros d'aujourd'hui.

Comment utiliser le calculateur

  1. La vente : date et prix de l'acte, puis les frais à votre charge (agence, diagnostics, mainlevée). Cochez « résidence principale » si c'est le cas : l'impôt tombe à zéro mais le gain réel reste calculé.
  2. L'achat : date et prix de l'acte, frais de notaire et honoraires d'agence réellement payés, travaux facturés par des entreprises, puis les aménagements et la décoration laissés à l'acheteur.
  3. Le crédit : le total des intérêts et de l'assurance versés depuis l'achat (tableau d'amortissement ou relevés annuels de la banque).

Le simulateur compare automatiquement vos frais réels aux forfaits et retient le plus favorable, calcule les abattements de date à date, l'impôt, les prélèvements sociaux et la surtaxe, puis affiche le net vendeur, le gain réel décomposé poste par poste et l'impôt que vous paieriez pour chaque année de détention supplémentaire.

Réduire l'impôt sur la plus-value : les leviers légaux

  • Conserver les factures de travaux dès l'achat, et faire réaliser les travaux importants par des entreprises : au-delà de 15 % du prix d'achat, les frais réels battent le forfait.
  • Faire porter les honoraires d'agence sur le vendeur dans le mandat : ils se déduisent du prix de cession, alors qu'un honoraire « acquéreur » ne réduit pas votre plus-value.
  • Valoriser le mobilier dans l'acte (cuisine, électroménager, meubles laissés) sur facture ou estimation : sa valeur sort de l'assiette de la plus-value et des droits de mutation de l'acheteur.
  • Jouer sur la date : une vente quelques semaines après un anniversaire d'achat fait gagner une année d'abattement ; le graphique du simulateur chiffre l'économie.
  • Vérifier les exonérations : première cession avec remploi, situation de retraité modeste, abattements exceptionnels en zone tendue.
  • Anticiper la surtaxe : au-dessus de 50 000 € de plus-value imposable par vendeur, une vente en deux lots ou l'étalement de deux ventes sur deux années peut changer la donne. Un notaire ou un conseil fiscal vous dira si c'est licite dans votre situation.

Vous préparez une vente ?

Testez plusieurs dates de vente et niveaux de frais dans le calculateur, puis mesurez ce que vaut votre gain en euros d'aujourd'hui.

Questions fréquentes